Indicateurs d’intentionnalité

À quel point la bibliothèque renforce les principes d’inclusion sociale

Plusieurs des évaluations de l’inclusion sociale et des compétences culturelles examinées pour ce projet comportaient des références aux « indicateurs de réceptivité » et aux « indicateurs d’inclusion ». Cependant, aucune n’a intégré un indicateur axé sur la cohérence – maintenir le travail d’élimination des obstacles à l’inclusion comme une priorité constante.

La capacité d’une bibliothèque à garder le sujet de l’inclusion « sur la table » en l’intégrant systématiquement au cadre stratégique et opérationnel de l’organisme est extrêmement importante. Il est également nécessaire de maintenir ce travail constamment à l’esprit du conseil d’administration, des membres du personnel et des bénévoles. Les deux serviront à renforcer la capacité de la bibliothèque à éliminer efficacement les obstacles à l’inclusion.

Comme le concept d’« intentionnalité » est essentiel à l’élimination des obstacles à l’inclusion, la vérification de l’inclusion sociale du CBUC/CULC met l’accent sur l’intentionnalité des façons suivantes :

  1. La vérification de l’inclusion sociale comporte un « indicateur d’intentionnalité ».
  2. La majorité des questions posées dans la vérification de l’inclusion sociale (7/12) sont centrées sur l’intentionnalité.
  3. La vérification comprend une évaluation de l’état et du progrès de la bibliothèque pour ce qui est de l’élaboration, de l’exécution et du raffinage des éléments nécessaires au travail d’inclusion sociale de la bibliothèque. En évaluant tant l’état que le progrès réalisé, il est possible de démontrer le degré auquel l’organisme est intentionnel dans ses travaux d’élimination des obstacles à l’inclusion.

Il faut du temps pour explorer, visualiser et mettre en question les valeurs et les comportements, tout comme pour élaborer des politiques et procédures. Le personnel et les bénévoles ont besoin de temps pour comprendre le but et les exigences de ces nouveaux comportements et politiques. Ils ont également besoin de temps pour accepter et intégrer ces nouveaux comportements et démarches à leur travail.

En 2003, George Candell et son équipe de chercheurs ont découvert qu’il y a cinq niveaux de conscience pour les personnes bénéficiant d’une formation visant à intégrer de nouveaux comportements compétents du point de vue culturel. Bien que ces recherches aient eu les praticiens médicaux comme point de mire, les conclusions de Candell soulignent l’importance de s’assurer que les travaux nécessaires pour éliminer les obstacles à l’inclusion sont intentionnels et cohérents.

Cinq niveaux de conscience

CANDELL, SJ. George, G., MARIAN, GS…. et DAVIES, S. « Developmental phases of models of cultural competency. Applying Theory to the Design of Cultural Competency Training for Medical Students: A Case Study ». Academic Medicine, 2003, n° 6, p. 78.

  1. Incompétence inconsciente – Aucune idée de l’influence de la culture sur les soins médicaux.
  2. Incompétence consciente – Accent minimal mis sur la culture en milieu médical.
  3. Compétence consciente – Acceptation des effets des croyances, valeurs et comportements culturels sur les maladies et les traitements.
  4. Compétence inconsciente – Incorporation de la sensibilisation culturelle dans la pratique médicale quotidienne.
  5. Supercompétence inconsciente – – Intégration de l’attention à la culture à tous les aspects de la vie professionnelle.

Il est important que les bibliothèques s’engagent pleinement dans l’élimination des obstacles à l’inclusion et comprennent que les travaux d’inclusion seront présents dans tous les niveaux et pratiques de l’organisme. Cela nécessitera une communication, un encadrement et une formation fréquents des membres du personnel et des bénévoles afin de s’assurer que les personnes élaborent, mettent en oeuvre et évaluent automatiquement tous les politiques, programmes et pratiques, notamment la perspective d’élimination des obstacles à l’inclusion sociale.